Agenda

La messe de Noël 

aura lieu le mercredi 24 décembre 2025

à 17h30 à Saint-Luc

 

 

 

La prière d’alliance, avec Ignace de Loyola:

« Merci, pardon, s’il te plaît »

Ignace, ses Exercices et le pape François lui-même jésuite nous invitent à récapituler chaque journée avec un

« examen de confiance-conscience »

dans lequel se déroulent trois des attitudes fondamentales de notre vie spirituelle :

la gratitude, « merci » pour les bienfaits discernés avec les lunettes des dons de l’Esprit Saint (le conseil) ;

la démarche de « pardon » pour les blessures infligées dans nos relations avec autrui, le cosmos, nous-mêmes et le Seigneur ; et les cris de supplication,

« s’il te plaît », quand la détresse se fait trop pesante.

« Merci » pour les merveilles dont notre ange gardien nous gratifie dans l’Esprit, lui qui éloigne les pierres de notre chemin (Psaume 90(91),11) ;

« pardon » pour la haine et la violence envers nos voisins, sur et autour d’un terrain de sport, par notre hyper consommation et notre exploitation indue de la planète qui brûle ; « s’il te plaît », Seigneur, accorde- nous la force, car sans toi nous ne pouvons rien faire (cf. Jean 15,5), donne nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin pour demain (cf. Matthieu 6,11),

aide-nous à faire, à dire et à manger moins,

car moins c’est plus et mieux.

Méditation 2ème dimanche du temps ordinaire 18/01/2026

Pour préparer la méditation  je voudrais d’abord m’adresser à Renée, non pas parce qu’elle est la plus âgée de notre communauté, mais elle habite un immeuble depuis fort longtemps. Je pense donc qu’elle connaît beaucoup de ses voisins, et qu’elle peut même les reconnaître ou dire leur nom seulement en les entendant, elle peut les reconnaître à leur voix, à leur façon de dire bonjour, de claquer la porte, savoir qui est nouveau, qui est de passage.

Nous  aussi, on peut nommer ou parfois éviter une personne qui nous  gène  ou que l’on veut  saluer pour lui demander des nouvelles.

Pour la méditation j’ai choisi (grâce au journal La Croix) deux mots ou verbes qui sont aujourd’hui dans le texte de l’Évangile, «CONNAITRE ET RECONNAITRE »

Regardons, dans ce texte il est question de deux cousins  Jean, dit le Baptiste et Jésus de Nazareth.

Ils n’ont pas vécu dans les mêmes villes, ils n’ont pas suivi le même choix de vie. Jean a suivi son père qui vivait au temple, et peut-être à la mort de celui-ci il a pris un grand virage, il a quitté la ville pour aller dans le désert, puis préparer la venue du Messie ?

Malgré sa vie de marginal, il est entouré, suivi  par des disciples sur les rives du Jourdain. Jésus, lui, est resté auprès  de Marie  et de Joseph dont il a appris le métier  «il est le fils du charpentier ».

Ces  2 personnes vont certainement se croiser, vont entendre des mots sur elles, mais peuvent-elles se reconnaître ? Jésus, est-ce lui qui décide  d’aller rencontrer Jean ? ou Jean qui veut rencontrer ce Jésus qui commence à faire parler de lui ?

Jean nous dit alors : « Celui qui vient derrière  moi, est passé devant  moi, car avant  moi il était. Mais moi je ne le connais pas »

Pourtant les gens de Nazareth peuvent le  nommer, ils le connaissent : C’est Jésus, un enfant de Nazareth, un enfant du pays. Non seulement il a grandi au village mais il a aussi prié au temple, il a discuté avec les prêtres. Il travaille comme ouvrier avec son père, il joue avec ses copains, il fait ses pèlerinages  au temple.

 Ce n’est pas parce qu’on voit quelqu’un tous les jours qu’on le connaît en profondeur.

Là, Jean le Baptiste voit juste, il ose dire à haute voix devant ses disciples  Lui, « Jésus » qui était dans le sein du Père nous fait connaître par l’intérieur celui qui voit le Père de l’intérieur.

C’est lors du baptême que Jean a ressenti la révélation qu’il expérimente «L’Esprit Saint est descendu et demeuré sur lui »  Jean est troublé mais convaincu que son cousin est  «l’Agneau de Dieu ».

Comme Jean, chaque croyant est invité sans cesse à dire que le Christ est Fils de Dieu

Connaître Dieu  est donc une dynamique qui nous met en route, cela depuis des générations afin de reconnaître le vrai visage de Dieu en trois personnes.

Connaître et reconnaître sont deux mots que l’on apprend par l’écoute de la Parole, par le témoignage, par la méditation et la relecture de notre Vie.

Je termine en citant St Augustin  « Que je te connaisse comme tu me connais » et je reprends un verset du psaume que nous venons de chanter : «je  n’ai pas caché ta fidélité, ton salut » non pas par le savoir de l’intelligence mais par le savoir du cœur

Geneviève Richard