Agenda

Célébration eucharistique
chaque samedi à 18h30. 

 En raison du couvre-feu, la célébration est avancée à 18h

 

Méditation Sainte Famille 26/12/2020 Année B

On retrouve dans ces textes le « Rien n’est impossible à Dieu » parole de l’ange Gabriel à Marie lors de l’Annonciation.

Abraham paraît s’être résigné à l’idée de ne pas avoir de descendance, sa femme Sarah étant trop âgée. Et dans une vision, Dieu lui dit soudain : « Regarde le ciel et compte les étoiles si tu peux, telle sera ta descendance ».

La vision est différente du rêve. Elle peut survenir alors que la personne est éveillée et parfaitement consciente. Elle est seulement de nature surnaturelle différente de notre réalité terrestre. Elle est incontrôlable c’est ce qui la rapproche du rêve et le rêve dans la Bible peut s’ajouter à la  vision en répondant à ce que cette vision soulève comme le rêve que fit  Joseph de ne pas répudier Marie enceinte de Jésus. Dans ce cas le rêve est aussi de nature surnaturelle mais il se fait dans notre inconscient.

 

Comme le relate Saint-Paul dans sa lettre aux Hébreux Abraham a obéi à l’appel de Dieu. Il est parti vers un pays qu’il devait recevoir en héritage sans savoir où il allait.

C’est souvent ce qu’il nous est demandé, de nous engager ou de prendre une décision sans savoir où ça nous mènera. Il faut je crois garder cette même confiance et cette même fidélité tout au long de notre existence en ce Dieu qui agit au cœur de nos vies pour nous conduire comme Abraham vers la vraie vie   L’essentiel c’est de  remettre sa vie en totalité entre ses mains.

 

Souvent Dieu se manifeste dans les événements les plus banals de notre existence.

Ainsi les parents de Jésus l’emmènent, comme le veut la coutume, à Jérusalem pour le présenter et le consacrer au Seigneur comme tout premier-né masculin.

Et au moment où les parents présentent l’enfant, c’est ce vieillard Syméon qui le reçoit dans ses bras et prononce une bénédiction. L’Esprit-Saint est déjà à l’œuvre bien avant la naissance de Jésus puisqu’il a signifié à Syméon « d’attendre « qu’il « verra le salut de Dieu préparé à la face des peuples ». Pour Syméon la promesse de la venue du Messie est accomplie. Là aussi la vision est prophétique.

Syméon et Anne sont de la première alliance, du premier testament. Et pourtant tous deux sont imprégnés d’Esprit-Saint.

Comme dans les Évangiles il y a toujours la réalité hommes/femmes à égalité, Anne une femme prophète ne s’éloigne jamais du Temple et prie dans une entière confiance en Dieu. Elle, de son côté, parle de l’enfant sans crainte et sans retenue à tous ceux qui attendent la délivrance de Jérusalem même si cette libération attendue se borne  seulement à celle de l’occupation romaine. Cependant Anne porte en elle la conviction qui l’habite que cet enfant est envoyé par Dieu et que cette libération sera d’un ordre supérieur à celle que les gens attendent.

Pour Syméon la prédiction est beaucoup plus précise : »Mes yeux ont vu le salut, lumière qui se révèle aux Nations et donne gloire à ton peuple Israël ». Cette libération dépassera celle d’Israël mais s’étendra à toute l’humanité donc ce n’est pas la libération de l’occupant. Elle sera d’un autre ordre.

 

Les parents sont-ils à la hauteur de ces prédictions ? On s’attendrait à de l’émerveillement de leur part, or, ils ne font que s’étonner, on dirait que l’Annonciation n’a pas eu lieu. Ont-ils enfoui cet événement dans leur mémoire ? On dira plus tard que Marie gardait tous ces événements dans son cœur donc chez elle il y a une acceptation inconsciente de l’identité de son fils.

Peut-être désirent-ils aussi que leur vie soit la plus ordinaire possible à cause du quand dira-t-on sur la naissance hors norme de Jésus qui a dû faire jaser plus d’un habitant de Jérusalem.

Le fait est, comme pour tous les parents, qu’ils verront leur enfant grandir se fortifier mais avec un plus, être rempli de sagesse posant des questions au-dessus de son âge.

Cependant « un glaive te traversera l’âme » Pour Marie mais pas seulement, c’est pour nous aussi une invitation à garder la foi non seulement dans les moments heureux de notre vie mais aussi dans les pires épreuves.

 

Dans les familles aujourd’hui il y a des temps difficiles, des inquiétudes des parents pour l’avenir de leurs enfants. Des turbulences secouent les couples, bousculent la transmission des valeurs, créent des divergences. La sainteté pour les familles c’est peut-être de faire face aux difficultés qui se présentent de refuser toute violence et d’engager le dialogue dés qu’un problème survient dans le couple ou à-propos des enfants. Chaque situation familiale est unique mais étant chrétiens il ne faut pas perdre de vue que le Seigneur accompagne chacun de nous dans les principaux événements qui jalonnent notre vie et nous invite à l’espérance.

Méditation proposée par Christiane Guès