Agenda

Mercredi 6 mars 2019 à 19h Messe et imposition des Cendres

Mardi 2 avril 2019 à 18h30 Temps de prières

Mardi 9 avril 2019 à 19h Cérémonie de la Réconciliation

Samedi 13 avril à 18h30 Messe des Rameaux

Jeudi 18 avril 2019 à 19h Messe du Jeudi Saint

Vendredi 19 avril 2019 à 19h Office du Vendredi Saint

Samedi 20 avril 2019 à 21h Veillée et messe de Pâques

Célébration eucharistique chaque samedi à 18h30. (sauf pendant les vacances d’été du 15 juillet au 31 août 2018)

MÉDITATION 2ème dimanche après Pâques (28/04/2019)

C’était après la mort de Jésus, à la tombée de la nuit, l’instant où des événements importants vont se produire et où toutes les peurs se réveillent. Les apôtres ont peur des juifs. Aussi ont-ils verrouillé les portes pour ne pas risquer une intrusion malveillante car tous sont disciples de Celui que les juifs ont fait condamner et de plus le tombeau était vide. De là, à les soupçonner d’avoir volé le corps il n’y a qu’un pas. Les apôtres ne s’attendent pas à revoir Jésus vivant. Ils n’ont vu que des bandelettes et un suaire plié dans un coin du tombeau Ils ont verrouillé les portes mais sans s’apercevoir qu’ils se sont eux-mêmes enfermés dans leur tristesse et leur désappointement. Aussi les premiers mots de Jésus vont être « La Paix soit avec vous ». Par trois fois cette expression figurera dans ce texte comme par trois fois les mots « Paix mes brebis » seront dits à Pierre en signe de pardon après son reniement. Ce sont des mots qui rassurent et qui pardonnent. Et la joie revient parmi les apôtres comme si le soleil venait briller en pleine nuit. Mais où était donc passé Thomas ? Rappelons-nous ! Jésus avait pris des risques pour sa vie en allant ressusciter Lazare car c’était tout près de Jérusalem. Et Thomas s’était écrié à l’attention des autres disciples et dans un élan d’affection pour Jésus : « Allons-y nous aussi pour mourir avec lui ». Comme Pierre, Thomas est prêt à mourir pour Jésus. Mais la Passion anéantira chez l’un comme chez l’autre cette assurance. Il y a des similitudes entre Pierre et Thomas qu’on appelle aussi Didyme c’est-à-dire jumeau. L’évangéliste a-t-il voulu signifier qu’ils étaient un peu jumeaux de caractère  et de comportement? Peut-être. Thomas est un homme à l’intelligence pratique, un peu comme la nôtre d’ailleurs et qui prend la Parole de Jésus au premier degré. A cette parole de Jésus « Vous savez où je vais, vous savez le chemin » , Thomas réplique : « Nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? Ce qui amène une Parole à un niveau beaucoup plus profond de Jésus : «  Je suis le chemin, la Vérité, la Vie ». Thomas, lui, ne s’est pas enfermé avec les autres disciples. On peut l’imaginer errant dans les rues de Jérusalem désespéré et désorienté ne cherchant même pas à éviter les juifs. Pour lui Jésus est mort. Sa mort a été confirmée. Il ne le reverra plus. Puis de guerre lasse, il a fini par rejoindre le groupe des disciples pour partager avec eux sa tristesse et sa déception. La deuxième fois où c’est encore la tombée de la nuit et où de nouveau les portes sont verrouillées c’est pour que Thomas refasse avec les autres disciples, symboliquement, le même cheminement vers la foi. Thomas est là mais encore enfermé dans sa tristesse et ses doutes. La réaction de Thomas à « Nous avons vu Jésus » sera nous savons « Si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et la main dans son côté, je ne croirai pas ». Les autres disciples se sont contentés de voir, lui veut toucher. Jésus ne va pas lui dire  Mets ton doigt mais « avance ton doigt et mets la main dans mon côté » ce qui laisse un petit délai de temps entre les deux actions car on ne peut pas les faire en même temps, délai dont l’Esprit-Saint va se saisir. Thomas n’a pas le temps de vérifier les preuves de Jésus vivant en touchant ses plaies. Avant même d’avancer le doigt jusqu’aux plaies du Christ, il est saisi dans cet amour absolu de Dieu comme le fils prodigue qui n’aura pas non plus le temps de dire à son père tout ce qu’il avait préparé en route. Le père ne l’écoute pas , il court se jeter à son cou et le couvre de baisers L’amour du père  est plus fort que l’humilité du fils. Dans l’intensité de cet amour absolu Thomas ne peut que s’incliner spirituellement et s’écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Non seulement cette reconnaissance de Jésus dans sa divinité  enlève à Thomas tous ses doutes mais dans une humilité inconsciente elle provoque en lui une véritable conversion. Thomas n’a pas reçu l’Esprit-Saint avec les autres apôtres pourtant l’Esprit-Saint s’est manifesté dés la tentative du geste d’avancer le doigt, et dans sa fulgurance Il s’est glissé dans le cœur de Thomas C’est là où le réel prend un autre sens. Il n’est plus dans la matérialité des choses dont nous pouvons tâter la forme et la composition. Le réel devient insaisissable. Mais voici ce que dit Maurice Bellet : « Le réel de ce qui touche l’homme en son humanité ne se connaît que du dedans. Tous les sens dérivent du toucher car quand on peut toucher on sait que c’est réel. Or toucher c’est accepter que le réel se laisse donner par son absence même. L’épreuve du toucher c’est que le réel soit radicalement hors prise » En disant seulement à Thomas « Avance ton doigt » Jésus l’invite à aller au-delà de ces preuves physiques, des trous laissés par ses plaies. Il désire que les preuves de sa Résurrection atteignent  un autre niveau dans l’esprit de Thomas . Thomas lui est resté au premier degré de ces preuves, et Jésus s’est servi de son intelligence pratique pour le faire accéder à une preuve nettement supérieure de sa Résurrection. Dans le verbe « avancer » il y a aussi l’intime désir du Christ pour tous ses disciples présents dans la pièce de les envoyer agir dans le monde et témoigner de sa Résurrection au-delà de leur peur. C’est un signe  de Jésus pour leur avenir. Souvenons nous aussi qu’il avait dit à Pierre : « Avance au large ». C’est un même appel à ne pas rester sur place et à partir témoigner, encore une similitude de Thomas avec Pierre. Seul le geste de Thomas d’avancer le doigt s’est immobilisé  pour recevoir la vie pleine et entière du ressuscité en lui et cet appel discret à aller plus loin. Et pour nous aujourd’hui ? Jésus nous transmet ses derniers mots « Heureux ceux qui auront cru sans avoir vu ». Il emploie bien le verbe voir et non toucher. Les apôtres n’ont fait que voir. Pour nous le réel reste invisible mais nous essayons de garder en nous l’exclamation de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ». C’est la meilleure preuve qui soit, la présence du ressuscité en nous pour essayer d’aller témoigner comme les apôtres. Méditation proposée par Christiane Guès

Samedi 29 Juin 2019 à l’Espace Saint Luc
de 16h à 17h30

Venez prier pour les victimes de la torture

Cliquez sur l’affiche pour accéder au grand format.