Agenda

Célébration eucharistique
chaque samedi à 18h30. 

Fermeture de Saint Luc du 11 juillet 2020 au 29 août 2020

 Méditation 13 ème dimanche ordinaire

Aujourd’hui les textes c’est vraiment cadeau.

 

C’est pour cette raison que finalement j’ai eu envie de m’y frotter en ayant derrière le tête l’idée qui traversait parfois, aux temps anciens, l’esprit de nos bons prêtres;  

 

surtout pas un mot sur l’évangile du jour.

 

Si, si rappelez-vous, vous avez connu ça  à ,plusieurs reprises, d’autant plus que demain il y a élection et que nos bons pasteurs je veux parler ici de ceux qui étaient à la tête d’une paroisse, pas de ceux, qui parait-il, s’égaraient sur des chemins mal balisés et dangereux du monde du travail.

 

Mais au fait on nous apprenait aussi en ces temps là que ce n’était pas la route belle et fleurie qui menait vers Jésus, mais que c’était ce sentier escarpé, tout plein de pierres avec des orties et des chardons qui me conduirait au ciel.  C’est d’ailleurs dans Matthieu au ch 7 v 13 et 14 vous pourrez vérifier en rentrant chez vous.

 

Donc les jours d’élections nos pasteurs nous indiquaient que le bon bulletin de vote était celui de ceux qui défendaient les vraies  valeurs de l’Eglise.

lesquelles on se le demande; mais, certainement à cette époque, des valeurs plus proches de « Valeurs Actuelles « que de « Témoignage Chrétien ».

 

Je dis ça vraiment par hasard et surtout pas en rapport avec une célébration qui a eu lieu dernièrement à Marseille alliant sabre, goupillon et autres représentants de la ville.

 

Après ce préambule j’en reviens au texte de l’évangile qui est la suite directe (enfin presque) de samedi dernier.

 

Apparemment jusque là, ils (les apôtres)  suivaient tranquillement Jésus mais aujourd’hui  il y a  rupture du lien entre Lui qui les envoie  en mission, et eux.

 

Alors peut-être bien qu’il Lui fallait  mettre les choses au point.

 

Avaient-ils vraiment tout quitté quand il les avait appelé, à la lecture de l’extrait du jour on pourrait en douter, parce que ces paroles je les prend pour une fois au 1er degré et dans leur contemporalité.

 

Imaginons-nous un peu à l’écart du groupe : j’ai bien dit Imaginons !!

 

Jesus : On va se séparer et vous allez par 2 visiter les gens OK ?

Pierre : Euh là maintenant? Tu es sérieux? j’avais prévu de  diner tranquillement en famille, on peut pas remettre ça à plus tard?

André: c’est vrai ça; la mère nous attend et tu sais elle estime que tout lui est dû depuis l’autre jour (le jour où Jésus l’avait remise sur pied pour qu’elle puisse faire le service). Matthieu ch 8 v 14/15

et Judas d’en rajouter : franchement je me suis aperçu hier qu’il y avait des problèmes dans nos finances et je comptais regarder ça de près ce soir. D’ailleurs j’avais l’intention de m’éclipser discrètement.

 

La tête de Jésus !!!

 

il leur passe un savon de 1ère :

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ;

celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »

 

Franchement ça se comprend au niveau de Jésus, il pensait qu’il avait bien préparé le terrain et qu’ils étaient prêts.

Mais à leur niveau le deal de départ c’était: « viens et suis moi »  et d’un coup on passe à tout autre chose : « ce que je vous ai appris maintenant allez l’enseigner « …

et d’être envoyés seuls ça leur fiche la trouille.

Parce que moi cette histoire de aimer plus tel ou tel c’est bon pour les enfants qui pensent que leur maman aime plus l’un ou l’autre alors qu’elle les aime tous, oh certainement pas d’un même Amour, puisqu’ils sont tous différents mais elle les aime tous.

Au passage une petite pensée à la Parabole dite du Fils Prodigue ou de l’Amour Infini hors de notre portée ici bas.(je veux dire que nous sommes incapables de comprendre l’Amour de Dieu pour nous)

Mais Jésus dit bien par ailleurs (St Luc par exemple) que celui qui prend la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu.

Pour moi ça fait partie des paroles les plus dures de Jésus et ça rappelle cruellement l’épisode du Jeune Homme riche qui se termine  heureusement par cette réponse de Jésus à la question

« qui peut être sauvé?

« Pour les hommes, cest impossible, mais pour Dieu tout est possible. »

Et je reviens au ch 10 de Matthieu Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,

 ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.

Je sais il est dit encore dans St luc et au ch 10 que la moisson est abondante et les ouvriers trop peu nombreux et c’est quoi un ouvrier c’est quelqu’un qui se retrousse les manches (voyez tous ces beaux messieurs du Medef ou de la politique qui tombent la veste; les manches de chemises ne sont pas retroussées)

Tiens, tiens le disciple envoyé en mission par le maitre est semblable à l’ouvrier ; 

disciple , mission , ouvrier …

mission (de France?)  (prêtre) ouvrier ?….mais il n’y a que  le Malin pour me faire faire de tels amalgames qui frisent l’absurdité…

et pourtant : » La vie du prêtre ne peut se confondre avec la vie d’un ouvrier car elle est vie de prière, d’enseignement religieux, de culte et de grâce, et non vie de labeur manuel »,Pie XII 1953

 Aujourd’hui je veux dire le jour où j’écris ces lignes ,le journal La Croix nous dit :126 prêtres seront ordonnés en 2020 en France

83 sur les 126 sont issus de séminaires diocésains, le meilleur diocèse étant celui de Toulon avec 8 prêtres, mais il faut dire que la communauté de St Martin avec 11 prêtres est la 1ère au tableau  ce à quoi il faut ajouter les 5 ultra du rite romain (anciens disciples de M Lefebvre ).

Alors si on fait le compte 8+11+5 = 24 sur 126, ça nous fait donc un petit 20% de prêtres plus que nostalgique de l’Eglise d’avant Vatican 2 .

Et si je peux me permettre de revenir sur ce que j’ai pu écrire au temps où Benoit XVI, encore Pape,  tissait des liens avec la mouvance lefebriste.

Qu’est-ce que j’ai pu me tromper en disant qu’il est plus facile de se rapprocher de ceux qui se sont séparés depuis peu que de ceux qui sont partis depuis es siècles…

 On ne faisait pas revenir des égarés au bercail on allait les rejoindre!

C’est on ne peut plus flagrant aujourd’hui, n’est ce pas mesdames? quand les fins de non recevoir ne cessent de tomber sur vos légitimes demandes (même si je pense que passer  par « mes opinions .com » et autres pétitions du même topo n’est pas la meilleure méthode) mais admettons…

Nous sommes toutes et tous envoyées en mission et l’Eglise ferait bien de se rappeler que le brave curé de l ‘époque du curé d’Ars parlait du haut de sa chaire à une assemblée composée en majorité de femmes de TOUS les âges d’enfants des 2 sexes et seulement d’hommes à qui le professeur « Raoult » de l’époque avait interdit, vu leur grand âge, la fréquentation des bars pendant la messe, et aussi peut-être de leur part, une certaine prudence en se rapprochant de l’échéance finale.

Que ce sont ces femmes qui par la suite ont enseigné le catéchisme à leurs enfants, que ces mêmes femmes à l’heure actuelle occupent des places plus qu’importantes auprès des malades, des mourants et des familles des morts dans les obsèques mais évidemment pas question de parler de leur donner accès à l’onction des malades au grand étonnement, pour le moins, des proches qui voient partir les leurs sans le «précieux viatique ».Je ne l’invente pas Emmanuel nous en a parlé ici même.

Mais en fait depuis déjà quelques années (2016) en France dans quelques rares diocèses,( ne cherchez pas Marseille et Aix) n’en font pas partie, des femmes ont intégré les Conseils chargés de statuer sur l’ordination des séminaristes  et aussi bizarre que ça paraisse ,(allez savoir pourquoi ?) ça passe mieux au niveau de l’encadrement clérical qu’au niveau des séminaristes.

C’est comme ça les femmes font peur, mais bon il n’y a pas que Mgr XXIII pour s’offusquer de voir des femmes s’occuper d’autres choses que de celles pour lesquelles elles ont été façonnées.

Mais il est une chose dont l’Eglise doit se méfier au plus haut point c’est  que tous ces dogmes en tous genres qu’elle a pu empiler au fil des siècles  ne l’empêchent de voir la réalité du monde et la réalité du monde c’est qu’il souffre et, peut-être que j’ai pas bien vu ou entendu, mais il me semble que, en tout cas à Marseille, ce qui préoccupe nos responsables ce sont les finances de l’Eglise mises à mal par le confinement et plus trop ce qui se déroule toujours en Méditerranée .

Je trouve ça navrant.

L’appel de l’Eglise c’est presque : Moi aussi j’ai des problèmes de fin de mois en oubliant ce qui est dit dans Matthieu ch 6

Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”

Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.

Et quand je dis : le monde souffre je veux parler aussi bien des Roingas chassés de partout que des femmes qui attendent autre chose de l’Eglise qu’elle lui offre autre chose que des strapontins.

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Là je ne peux pas omettre de citer un extrait que je viens de lire :

Credo  -un commentaire inédit du Pape François et Marco Pozza

  1. Je crois en Jésus Christ

Question à François: Le deuxième article du Credo concerne la personne de Jésus : « Je crois en Jésus Christ son Fils unique. » Quand j’étais enfant, je me suis disputé avec ma grand-mère. J’avais cinq ans. La veille, mon frère et moi avions installé la crèche, en orientant tous les personnages vers l’Enfant Jésus, et le soir, très heureux, nous étions allés nous coucher. Le lendemain matin, à peine levés, nous nous sommes rendu compte que notre grand-mère avait retiré le personnage le plus beau, Jésus. En guise de protestation, ce jour-là j’ai refusé d’aller à l’école. Ma grand-mère m’a laissé donner libre cours à ma colère, puis elle m’a pris par la main et m’a demandé : « Sais-tu pourquoi j’ai retiré l’Enfant Jésus ? » Je lui ai répondu : « Je ne le sais pas, mais est-ce que tu n’aurais pas pu retirer un berger ? » Et elle : « Non, j’ai retiré Jésus parce qu’il naîtra dans vingt jours. Il veut se faire désirer par toi. » Je me considère chanceux parce que « désir » a été le premier mot que j’ai associé à Dieu. J’ignore si ma grand-mère avait suivi un cours sur la nouvelle évangélisation, mais elle me parla de Dieu d’une si belle manière que depuis il m’a contaminé avec son amour. Qu’en est-il aujourd’hui, Très Saint-Père ? Comment parler de Dieu aux personnes qui ne croient pas ou sont indifférentes ?

Réponse de François : Comme ta grand-mère t’en a parlé : concrètement. C’est le même langage qu’a utilisé sainte Monique avec son fils Augustin. Elle priait et lui parlait avec simplicité. Et sais-tu pourquoi ce souvenir a touché ton cœur et demeure vivant en toi au point qu’en récitant le Credo il te revient à l’esprit ? Parce que ta grand-mère t’a transmis la foi.

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Le jour où les Femmes quittent l’Eglise on peut fermer St Luc.

Et pour conclure sur l’envoi des disciples en Mission il leur a été demandé

dannoncer la Bonne Nouvelle pas de faire la manche.

Méditation proposée par Denis Prophillat